Mounir Mouakhar, Président de la CCI de Tunis, promeut les atouts d’excellence de la Tunisie

Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis, lors de son intervention à la conférence du CAPP, à Paris le 20 juin. © Frédéric Reglain
Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis, Mounir Mouakhar veut contribuer à faire de la Tunisie un « hub régional » pour les investisseurs qui sont attirés par son pays ou cherchent une porte d’entrée en Afrique. Et il dispose de moult arguments, qu’il a exposés lors de la conférence dédiée à la Tunisie, organisée par le CAPP*, à Paris le 20 juin.

La Tunisie, qui a retrouvé une relative stabilité politique, a aujourd’hui bien des arguments pour séduire les hommes et femmes d’affaires s’intéressant au Maghreb ou à l’Afrique. Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis de Tunis, Mounir Mouakhar est à la manœuvre pour faire de la Tunisie un passage obligé pour tous ceux qui veulent participer au développement du continent africain. Et son entregent ne se limite pas à l’Afrique du Nord, puisqu’il est également vice-Président de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF), qui tiendra ses prochaines assises à Dakar (Sénégal) les 12 et 13 décembre 2018.

Ainsi, lors de la conférence dédiée à la Tunisie – avec un focus sur le secteur santé » – organisée par le CAPP à l’Hôtel de l’Industrie le mercredi 20 juin, Mounir Mouakhar s’est attaché à mettre en lumière les atouts d’excellence qui constituent l’attractivité de la Tunisie.

« En 2007, la Tunisie a adopté une loi très encourageante pour les investisseurs et qui leur offre beaucoup d’opportunités économiques dans le pays », se plaît-il à rappeler d’entrée de jeu, soulignant également que la Tunisie est « un pays ouvert sur l’Orient et l’Occident » – position géographique stratégique – et disposant d’une jeunesse « très bien éduquée et bien formée » qui ne cherche qu’à entreprendre.

Premier pays arabe à avoir signé un accord de coopération avec l’Union européenne en 1985 et premier pays dela rive Sud de la Méditerrranée à avoir intégré la zone de libre-échange avec l’UE au 1er janvier 2008, la Tunisie peut se prévaloir de quelques point forts qui lui sont unanimement reconnus – l’agriculture, la santé, le bâtiment et les travaux publics, les infrastructures et les TIC – et dont Mounir Mouakhar a fait la revue de détail.

La conférence dédiée au secteur santé de la Tunisie s’est tenue place Saint-Germain-des-Prés, à l’Hôtel de l’Industrie, dans l’historique salle Lumière, celle-là même où les deux frères, Auguste et Louis Lumière, ont projeté le premier film de l’histoire du cinéma, réalisé par eux, le 22 mars 1895. © Frédéric Reglain
« La Tunisie, 2e destination mondiale,
après la France, pour la thalassothérapie »

Représentant à ce jour « 9% du PIB (Produit intérieur brut) tunisien et 9 % des exportations du pays », l’agriculture – qui dispose d’un climat favorable aux cultures fruitières et maraîchères – constitue assurément un des piliers de l’économie tunisienne. « Elle est basée sur le savoir ancestral de nos paysans », observe Mounir Mouakhar, très fier que la croissance – prévue de 10,9 % en 2018 – de ce secteur vital, ainsi que les recettes de l’exportation des agrumes, de l’huile d’olive et des dattes dépassent pour la première fois celles du tourisme, mis à mal – il est vrai - par une série d’attentats qui sont encore dans tous les esprits. Et de rappeler que si la Tunisie carthaginoise était le « grenier de la Rome antique », la Tunisie d’aujourd’hui pourrait devenir demain un « grenier de l’Europe et de l’Afrique »

.

La santé, sur laquelle un focus particulier a été fait au cours de cette Matinale consacrée à la Tunisie, constitue – on le sait – un secteur d’excellence de ce pays. « La Tunisie, observe Mounir Mouakhar, est au deuxième rang dans le domaine du tourisme de santé à l’échelle africaine, après l’Afrique du Sud, et occupe la deuxième place au monde après la France pour la thalassothérapie », grâce à un personnel médical et paramédical de haut niveau et à une centaine de cliniques privées diqposant d’un total de plus 5 500 lits !

Dans un pays qui ne compte pas moins de 2 058 centres de santé de base et 167 hôpitaux dont 23 CHU (Centres hospitaliers universitaires), « ce secteur de la santé représente un marché dynamique et en perpétuelle croissance », souligne-t-il, avec – là encore – de nombreuses opportunités d’affaires pour améliorer l’accueil, la prise en charge, le traitement et les soins de nombreux patients venant parfois de l’étranger, qu’ils proviennent d’Afrique ou de l’autre rive de la Méditerranée.

Mounir Mouakhar, président de la CCI Tunis, et jean-Pierre Mariaccia, directeur de la plate-forme B to B Convergence.link, ont signé une convention de partenariat à l’occasion de la conférence parisienne dédiée à la Tunisie, le 20 juin. © Frédéric Reglain
« L’objectif : créer 80 000 emplois
dans le secteur des TIC »

Le bâtiment et les travaux publics, qui contribuent à 7 % du PIB tunisien et occupent le 4e rang de l’économie du pays ne sont guère en reste puisque l’on prévoit dans ce secteur un taux de croissance d’au moins 3 % par an, jusqu’en 2022.

La Tunisie est également très en pointe dans le secteur des techniques d’information et de communication (TIC) qui représentent aujourd’hui 11 % du PIB, faisant du pays un exportateur net de nombreux logiciels et de services informatiques pour 1 milliard de dinars en 2017. « L’objectif de la Tunisie, qui fait mieux que le Maroc en ce domaine, est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC. »

Et le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis de conclure sur le haut niveau d’infrastructures du pays : « La Tunisie dispose aujourd’hui de 7 ports de commerce, qui assurent à eux seuls 96 % de notre commerce extérieur, et de 32 aéroports, dont 8 aéroports internationaux. ».
Elle paraît donc avoir tous les atouts pour conquérir les investisseurs, que Mounir Mouakhar invite avec un zeste de solennité à « venir en Tunisie ».

Bruno Fanucchi

Source:https://www.africapresse.paris

 

Les commentaires sont fermés.