La CCIT, comme TABC, n’attend pas la diplomatie, elle fonce !

La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), comme son homologue Tunisia-Africa Business Council (TABC), a décidé de ne pas attendre la diplomatie économique, et elle a bien fait. En effet dans un monde qui va vite, dans une compétition africaine féroce où la Tunisie n’est pas dans la meilleure des postures face à des mastodontes (Chine, Turquie, Italie, France, Allemagne, Inde), les atermoiements sont un luxe que les opérateurs locaux ne peuvent plus se payer. Certes le président de TABC, Bassem Loukil, a légèrement monté le ton dernièrement en mettant le gouvernement face à ses obligations, mais il ne l’attend pas non plus.
Si les entrepreneurs attendaient le soutien actif des autorités, ils n’en seraient certainement pas aux résultats qu’ils ont enregistrés en 2018 sur le continent. Cette Afrique pour laquelle le chef du gouvernement aime faire des tirades, des envolées lyriques mais dans laquelle il ne bouge pas assez.
La CCIT est exactement dans la même logique que TABC : Développer l’investissement et les exportations, a déclaré mardi 29 janvier Mounir Mouakhar, président de la Chambre.

Dans une déclaration, à l’agence TAP, en marge d’une journée d’écoute et de communication pour les adhérents et les entreprises partenaires de la CCIT, Mouakhar a souligné que certaines problématiques logistiques pénalisent aujourd’hui la compétitivité de l’entreprise.

“Le coût de la logistique est important et peut être nettement amélioré pour promouvoir la compétitivité des entreprises tunisiennes et renforcer leur positionnement sur les marchés internationaux“, a-t-il signalé. Loukil a dit à peu près la même chose en 2017, et a remis ça en 2018. On n’a pas l’impression que les choses aient beaucoup évolué depuis…
Mouakhar a ajouté qu’en 2019, la CCIT œuvrera à renforcer son positionnement et son rayonnement à travers les relations de coopération bilatérales et multilatérales via ses réseaux à l’échelle nationale et internationale. Jusqu’ici aucun appel pour un quelconque soutien des autorités, de la diplomatie ou du gouvernement.
Rien. Ni plaintes, ni critiques, ni demande d’appui. Il n’y a pas plus explicite que ça…

Un menu très garni !

Le programme de la CCIT en 2019 comprend 8 séminaires, workshops et tables rondes à l’échelle nationale sur l’énergie renouvelable comme levier de développement de l’économie nationale (le 19 février), sur la loi des finances de 2019 (mars), la franchise (Mars), les opportunités d’investissement en Tunisie (Avril), la logistique et les exportations en Tunisie (Avril). Il s’agit, également, de la 1ère edition du forum des femmes entrepreneures africaines en Tunisie avec un atelier entreprendre en francophonie (le 02 mai), le MKG territorial pour la promotion des investissements en Tunisie (26 septembre) et les régimes douaniers en octobre 2019.

A l’échelle internationale, une mission d’hommes d’affaires tunisiens se déplacera à Malte le 05 février 2019, une mission d’hommes d’affaires tunisiens visitera la région Bénélux du 23 au 26 avril 2019, une journée Tunisie sera organisée à Paris en mars 2019 et des missions de prospection iront au Cameroun avec 10 entreprises tunisiennes dans le cadre du projet “Drive” le 26 mars 2019
Des ateliers de coopération consulaire sont prévus à Lyon du 26 au 28 juin 2019, une mission d’hommes d’affaires se déplacera en Jordanie en septembre 2019, une mission itinérante Soudan-Egypte est prévue en novembre et en octobre 2019.
Par ailleurs et dans le cadre du projet Dev-Export (projet de développement des exportations), la CCIT accompagnera 10 entreprises exportatrices de différents secteurs d’activités pour les aider à accéder aux nouveaux marchés internationaux en général et au marché africain en particulier.
Dans ce contexte, Mouakhar a souligné que l’Afrique possède un énorme potentiel pour devenir un acteur incontournable du E-Export.
Il a, en outre, rappelé que la Tunisie a été élue le 12 décembre dernier a l’unanimité à la Présidence de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF) et ce, en sa personne et en sa qualité de Président de la CCI Tunis et Vice-Président et Président de la Zone Afrique du Nord.

“Un mandat de 2019 à 2021 sera axé particulièrement sur le développement de l’esprit d’entreprise et la professionnalisation des opérateurs économiques, la facilitation des partenariats techniques et commerciaux entre entreprises Africaines francophones et la mise en œuvre des formations professionnelles et entrepreneuriales“, a-t-il conclu.

SL/TAP

 

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