Pour les
opérateurs en mesure de transmettre des ENS et des notifications
d'arrivée électroniques, les instructions prévues
par les circulaires déjà publiées et citées
en référence de la présente note sont applicables.
En conséquence, ces opérateurs ne sont pas concernés
par le dispositif décrit ci dessous.
En effet,
des retards ayant été constatés dans le déploiement
de systèmes nationaux permettant de recevoir les données
sûreté-sécurité (ENS) ainsi que dans la mise
à disposition de solutions informatiques adaptées pour
les opérateurs, la Commission et les États membres ont
décidé d'assouplir, pour une durée de 2 mois, le
dispositif pour les opérateurs qui seront dans l'incapacité
d'adresser les données sûreté-sécurité
par la voie électronique à cette date.
I
. LES GRANDS PRINCIPES
Ils sont de plusieurs ordres :
-
La
prise en compte de toute difficulté objective rencontrée
par les opérateurs avec pour corollaire une période
de tolérance pour les sanctions. Par ailleurs, afin de ne pas
pénaliser les opérateurs qui auront fait les efforts
nécessaires pour envoyer les déclarations par la voie
électronique, aucune sanction ne sera appliquée durant
la même période pour tout ce qui concerne les ENS électroniques
;
- Le dépôt
des déclarations sommaires d'entrée (ENS) par des moyens
autres que par la voie électronique est admis ;
- Dans
ce cas, les délais de transmission des données sûreté-sécurité
par des moyens autres que par la voie électronique ne devront
pas être plus stricts que les délais prévus pour
la transmission par la voie électronique.
II-
LA MISE EN OEUVRE
1. La transmission des données anticipées
a) Le support documentaire
Aussi bien
pour les données sûreté-sécurité que
pour les notifications d'arrivée, le support documentaire utilisé
sera le manifeste commercial ou « cargo manifeste ».Ce document
devra systématiquement être enrichi au moins des deux données
suivantes :
- L’indication
des différents points de déchargement ;
- La désignation
commerciale des marchandises suffisamment précise afin de faciliter
l'analyse de risque (SH 4 ou 6 si possible).
b)
Le lieu de transmission
Ce document
sera transmis sous format dématérialisé (pdf ou autre
format lu par l'administration) aux boîtes fonctionnelles des trois
cellules de levée de doute en respectant les zones de compétence
qui leur ont été attribuées :
- Le Havre
: façade maritime Atlantique – Mer du Nord et Antilles
(celluleics-le-havre@douane.finances.gouv.fr) ;
- Marseille
: façade maritime méditerranéenne et Réunion
(cellule-icsmarseille@douane.finances.gouv.fr) ;
- Roissy
: tout vecteur aérien (cellule-ics-roissy@douane.finances.gouv.fr).
c)
Les délais
- Pour le
transport aérien, les délais de transmission sont identiques
à ceux spécifiés pour les ENS électroniques
: soit au plus tard au moment du décollage de l'avion pour les
vols court-courrier et au moins 4 heures avant l'arrivée à
l'aéroport d'entrée pour les vols long courrier ;
- Pour le
transport maritime, le manifeste sera transmis au plus tard au moment
du départ de la dernière escale tierce.
2.
La réalisation des contrôles
a) Le lieu du contrôle
Comme il a été indiqué précédemment,
les contrôles sûreté-sécurité sur les
envoisne donnant pas lieu à dépôt d'ENS électroniques
dans l'automate de sûreté (AS), nide notification d'arrivée
électronique dans Delta P, seront réalisés aux ports
etaéroports de déchargement, quelle que soit la qualité
du destinataire de la marchandise [OEA(S) ou (F) ou pas].
b) L'information de l'opérateur
L'opérateur pourra être informé du contrôle
au moment du dépôt du manifeste ou ultérieurement
par le moyen jugé le plus approprié par le service (mail,
appel téléphonique).
c) Le moment du contrôle
Les contrôles relèvent de la compétence des services
des opérations commerciales.
Ils seront réalisés durant les heures d'ouverture des bureaux
de douane, sauf cas exceptionnels.
Important :
Afin
de faciliter la mise en place progressive du dispositif ICS-ECS, une période
d'observation est instaurée jusqu'au 9 janvier inclus au cours
de laquelle le service n'exigera pas le dépôt d'une déclaration
sommaire d'entrée (ou tout autre document en tenant lieu –
cf. point 1.a ci-dessus - ).
Cette facilité accordée à titre exceptionnel et pour
une période très courte doit permettre aux opérateurs
de se mettre, sans délai, en conformité avec la réglementation
communautaire. Cette disposition n'affecte en rien l'analyse sûreté/sécurité
menée par les services des douanes.
III-
LA CREATION D'UNE CELLULE DE VEILLE ICS A LA DIRECTION GENERALE
1.
Le champ de compétence de cette nouvelle cellule
Compte tenu
des enjeux liés à la mise en place de cette nouvelle réglementation
et des nombreux problèmes qui ne manqueront pas de se présenter,
tant du côté des opérateurs que des services, il a
été décidé de créer une cellule de
veille ICS qui
recevra et traitera toutes les questions relatives à l'entrée
en vigueur de l'amendement sûreté-sécurité,
que les déclarations soient déposées par la voie
électronique ou sous un autre format.
Toutefois, cette cellule ne traitera pas toutes les questions techniques
liées au fonctionnement des téléprocédures
AS et Delta P.
En effet, ces problématiques relèvent du champ de l'assistance
technique :
- De niveau
1 réalisée par les prestataires EDI ou le CID (pour les
opérateurs disposant de leur propre solution EDI) ;
- De niveau
2 réalisée par le CID (SAU) à partir des demandes
d'assistance (DA) déposées dans TSAR.
2.
Sa situation et sa composition
Cette cellule de veille sera implantée au bureau
E3, disposera d'une boîte fonctionnelle (veille-ics-dg@douane.finances.gouv.fr)
et fera appel à l'expertise d'agents désignés dans
les bureaux compétents de la direction générale (E3-A3-C1-D2-D3)
et de la DRD.
Elle sera le point d'entrée et de sortie unique des questions adressées
par les services et les opérateurs et des réponses formulées
par la direction générale.
3.
Les principes de fonctionnement
Cette cellule traitera durant les heures de fonctionnement
normales des services de la direction générale, les demandes
écrites reçues au fil de l'eau dans la boîte fonctionnelle,.
Il est donc nécessaire, pour que les réponses soient adaptées,
que les questions soient rédigées par les services ou les
opérateurs, dans des termes suffisamment explicites.
Toute difficulté d'application devra être signalée
au bureau E3 sans délai.
D’après
La Direction Générale Française des douanes et droits
indirects
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