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Le 15 Avril 2011
NEWSLETTER N°18
Promouvoir davantage l’accord d’Agadir

  La nécessité de Renforcer les échanges commerciaux entre les pays membres du traité d’Agadir avant de penser à s’ouvrir sur la zone euro-méditerranéenne, diversifier les produits et ne pas se pencher uniquement sur la production d’un même produit entre pour les 4 pays, créer un esprit de complémentarité entre les opérateurs économiques appartenant à cette zone en dépassant l’esprit de compétitivité …
Telles sont les recommandations élaborées dans une étude sur les mécanismes de soutien à apporter aux entreprises (PME) de la zone Agadir et qui ont été développées par Mme Abla abdellatif conseillère au sein de l’Unité technique de l’accord d’Agadir (ATU -Agadir Technical Unit), lors d’une journée d’information sur le processus d’Agadir tenue le Jeudi 7 Avril 2011 au siège de l’UTICA.
Conjointement organisée par l’UTICA et l’Unité Technique de l’Accord d’Agadir, cette journée vise à promouvoir ce traité auprès des opérateurs économiques des pays membres notamment la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie et le Maroc.
En effet, l’étude élaborée par l’Unité Technique et relative à l’accord d’Agadir est passée par deux étapes à savoir :

  • Etudier le potentiel de ces quatre pays membres dans tous les secteurs, la qualité de l’environnement des affaires, le cadre légal et l’appui technique et financier des PME appartenant à chaque pays membre.
  • Voir également les besoins des PME de ces pays et leurs lacunes.

La deuxième étape consiste à vérifier l’état des lieux de l’exportation dans ces pays, étudier la demande internationale, étudier le taux des frais douaniers exigés par l’UE et épargner les produits non souhaités.
« La zone Agadirienne, représente un atout qu’il faudrait savoir exploiter » a déclaré Mme.Abdellatif.
Dans ce contexte, il s’agit de diversifier les secteurs en développant le secteur de l’agroalimentaire, l’ameublement, le matériel d’emballage, d’ancrer le principe de confiance entre les 4 pays, et de s’engager davantage vis-à-vis de cet accord en créant des centres de recherches spécialisés relatifs à l’accord d’Agadir pour chaque secteur performant et ce par l’un de ces pays à l’instar de l’idée de créer un centre de recherche en Tunisie qui traite des recherches électroniques.
D’après une autre étude faite par l’Unité Technique de l’Accord d’Agadir sur le secteur du textile et du cuir et chaussures, plusieurs opérateurs économiques ne connaissent même pas les avantages préférentiels de l’accord d’Agadir, d’où la nécessité de promouvoir ce traité auprès des opérateurs.
D’ailleurs et dans ce contexte, M .Mohamed Ben Sedrine, le président de l’UTICA , a mis l’accent sur le retard enregistré pour une mise en application plus active du traité d’Agadir entre les pays membres depuis le lancement de ce projet en 2001.
A savoir que l’accord d’Agadir a été signé le 25 février 2004,en vue de créer une zone de libre échange arabe, qui regroupe actuellement l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie et concourt à stimuler le commerce entre ces quatre pays et les pays de L’Union Européenne, particulièrement la zone EuroMed, via l’attribution du certificat EuroMed.
Le Processus Agadir a été initié à Agadir (Maroc) en mai 2001. L’Accord lui-même a été signé par les quatre pays à Rabat (Maroc) le 25 février 2004. Egypte, Jordanie, Maroc et Tunisie y ont exprimé leur intention d’établir une zone de libre échange entre eux.
L’Accord est entré en vigueur le 6 juillet 2006 après ratification, et sa mise en œuvre réelle a été possible le 27 mars 2007 après la publication des circulaires de la Douane des quatre pays membres.
L’Accord d’Agadir est ouvert à l’adhésion pour tous les pays arabes méditerranéens ayant conclu un accord de partenariat avec l’Union européenne.
Les avantages de l’Accord d’Agadir se résument en ceci :

  • La liberté de circulation des marchandises des pays membres de l’Accord dans les marchés de plus de 30 pays de la zone EuroMed, grâce au certificat de circulation EuroMed.
  • L’ adoption des règles d’origine pan EuroMed ( Le cumul d’origine pan EuroMed permet à un pays membre de l’Accord d’Agadir d’utiliser des intrants, soit des autres pays membres de l’Accord, soit de la zone EuroMed, tout en les considérant comme des matières d’origine nationale dans le processus final de production.)
    La possibilité du cumul d’origine entre pays membres (Le cumul d’origine pan EuroMed permet à un pays membre de l’Accord d’Agadir d’utiliser des intrants, soit des autres pays membres de l’Accord, soit de la zone EuroMed, tout en les considérant comme des matières d’origine nationale dans le processus final de production.)
  • La possibilité du cumul d’origine avec les pays de l’espace EuroMed.

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