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La
nécessité de Renforcer les échanges commerciaux
entre les pays membres du traité d’Agadir avant de penser
à s’ouvrir sur la zone euro-méditerranéenne,
diversifier les produits et ne pas se pencher uniquement sur la production
d’un même produit entre pour les 4 pays, créer un
esprit de complémentarité entre les opérateurs
économiques appartenant à cette zone en dépassant
l’esprit de compétitivité …
Telles sont les recommandations élaborées dans une étude
sur les mécanismes de soutien à apporter aux entreprises
(PME) de la zone Agadir et qui ont été développées
par Mme Abla abdellatif conseillère au sein de l’Unité
technique de l’accord d’Agadir (ATU -Agadir Technical Unit),
lors d’une journée d’information sur le processus
d’Agadir tenue le Jeudi 7 Avril 2011 au siège de l’UTICA.
Conjointement organisée par l’UTICA et l’Unité
Technique de l’Accord d’Agadir, cette journée vise
à promouvoir ce traité auprès des opérateurs
économiques des pays membres notamment la Tunisie, l’Egypte,
la Jordanie et le Maroc.
En effet, l’étude élaborée par l’Unité
Technique et relative à l’accord d’Agadir est passée
par deux étapes à savoir :
-
Etudier le potentiel de ces quatre pays membres dans tous les secteurs,
la qualité de l’environnement des affaires, le cadre
légal et l’appui technique et financier des PME appartenant
à chaque pays membre.
-
Voir
également les besoins des PME de ces pays et leurs lacunes.
La deuxième
étape consiste à vérifier l’état des
lieux de l’exportation dans ces pays, étudier la demande
internationale, étudier le taux des frais douaniers exigés
par l’UE et épargner les produits non souhaités.
« La zone Agadirienne, représente un atout qu’il
faudrait savoir exploiter » a déclaré Mme.Abdellatif.
Dans ce contexte, il s’agit de diversifier les secteurs en développant
le secteur de l’agroalimentaire, l’ameublement, le matériel
d’emballage, d’ancrer le principe de confiance entre les
4 pays, et de s’engager davantage vis-à-vis de cet accord
en créant des centres de recherches spécialisés
relatifs à l’accord d’Agadir pour chaque secteur
performant et ce par l’un de ces pays à l’instar
de l’idée de créer un centre de recherche en Tunisie
qui traite des recherches électroniques.
D’après une autre étude faite par l’Unité
Technique de l’Accord d’Agadir sur le secteur du textile
et du cuir et chaussures, plusieurs opérateurs économiques
ne connaissent même pas les avantages préférentiels
de l’accord d’Agadir, d’où la nécessité
de promouvoir ce traité auprès des opérateurs.
D’ailleurs et dans ce contexte, M .Mohamed Ben Sedrine, le président
de l’UTICA , a mis l’accent sur le retard enregistré
pour une mise en application plus active du traité d’Agadir
entre les pays membres depuis le lancement de ce projet en 2001.
A savoir que l’accord d’Agadir a été signé
le 25 février 2004,en vue de créer une zone de libre échange
arabe, qui regroupe actuellement l'Égypte, la Jordanie, le Maroc
et la Tunisie et concourt à stimuler le commerce entre ces quatre
pays et les pays de L’Union Européenne, particulièrement
la zone EuroMed, via l’attribution du certificat EuroMed.
Le Processus Agadir a été initié à Agadir
(Maroc) en mai 2001. L’Accord lui-même a été
signé par les quatre pays à Rabat (Maroc) le 25 février
2004. Egypte, Jordanie, Maroc et Tunisie y ont exprimé leur intention
d’établir une zone de libre échange entre eux.
L’Accord est entré en vigueur le 6 juillet 2006 après
ratification, et sa mise en œuvre réelle a été
possible le 27 mars 2007 après la publication des circulaires
de la Douane des quatre pays membres.
L’Accord d’Agadir est ouvert à l’adhésion
pour tous les pays arabes méditerranéens ayant conclu
un accord de partenariat avec l’Union européenne.
Les avantages de l’Accord d’Agadir se résument
en ceci :
-
La
liberté de circulation des marchandises des pays membres de
l’Accord dans les marchés de plus de 30 pays de la zone
EuroMed, grâce au certificat de circulation EuroMed.
-
L’
adoption des règles d’origine pan EuroMed ( Le cumul
d’origine pan EuroMed permet à un pays membre de l’Accord
d’Agadir d’utiliser des intrants, soit des autres pays
membres de l’Accord, soit de la zone EuroMed, tout en les considérant
comme des matières d’origine nationale dans le processus
final de production.)
La possibilité du cumul d’origine entre pays membres
(Le cumul d’origine pan EuroMed permet à un pays membre
de l’Accord d’Agadir d’utiliser des intrants, soit
des autres pays membres de l’Accord, soit de la zone EuroMed,
tout en les considérant comme des matières d’origine
nationale dans le processus final de production.)
-
La
possibilité du cumul d’origine avec les pays de l’espace
EuroMed.
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